Conférence : L’esthétique du Kabuki - théâtre japonais du 21/02/2026
Durée de la séance
1h30
Nombre de participants
10
Langue
francais
Né au début du XVIIe siècle au Japon, le Kabuki est l’une des trois formes du théâtre traditionnel japonais. Inventé durant l’époque d’Edo, il s’adresse à un public plus populaire et met en scène aussi bien des drames historiques contemporains que des scènes de la vie quotidienne.
Le Kabuki se caractérise par son jeu d’acteur très stylisé et expressif, ainsi que par son goût pour le merveilleux et l’exagération. Les costumes sont flamboyants, le maquillage est symbolique, les effets scéniques rocambolesques.
Après une rapide présentation des théâtres traditionnels japonais, cette conférence proposera une plongée au cœur de l’art fascinant du Kabuki : ses codes de jeu, ses costumes somptueux, ses maquillages codifiés, sa scène ingénieuse, ses effets spectaculaires qui mêlent réalisme et illusion.
Entre tradition, fantaisie et émotion, venez découvrir un univers où le faux révèle le vrai, et où chaque geste, chaque couleur et chaque apparition sur scène raconte bien plus qu’une simple histoire.

Utagawa, Kunisada 歌川国貞, L'acteur Kawarazaki Gonjūrō, 1863, estampe sur bois, 36.2 x 27.5 cm, Paris, Musée Cernuschi.
Licence CC0 Paris Musées / Musée Cernuschi
Intervenant
Diplômée d'un master de recherche en histoire de l'art à la Sorbonne, Philippine LIGNEAU s'est spécialisée dans l'étude des arts nippons, et tout particulièrement sur la mouvance du japonisme de la seconde moitié du XIXème siècle au début du XXème siècle.
Elle a ainsi consacré deux années de recherche à l’analyse des costumes de théâtre japonais et japonisant, ainsi qu’à la compréhension de l’iconographie des tissus japonais des collections textiles des musées français.
Par la suite, elle a poursuivi son parcours universitaire par l’obtention d’un second master en « Politiques et gestion de la culture en Europe », à l’Institut des Études Européennes – Paris 8. Elle a eu à cœur de conserver son attache avec le Pays du Soleil-Levant, en y étudiant sa politique culturelle et réfléchissant sur l’établissement des politiques diplomatiques culturelles françaises sur l’archipel nippon.